
La fabrication d’un fac-similé commence avec la photographie de l’original par un photographe spécialisé. À cet effet, un équipement à la pointe de de la technique est apporté et mis en place sur le lieu même de la conservation du manuscrit : appareil photo numérique spécial, berceau porte-livre, projecteurs et ordinateur.
Ne serait-ce que pour des raisons de sécurité, les manuscrits restent toujours durant tout le procédé de fac-similé, dans l’institution aux collections de laquelle ils appartiennent: bibliothèque, archives, musées.
À partir des données des clichés numériques, le lithographe élabore à l’écran la séparation des couleurs et de l’or. Ces données digitales constituent la base pour les premières épreuves qui seront ensuite comparées, page après page, avec l’original.
Les plus petites variations de couleur doivent être repérées et corrigées – travail difficile qui exige à la fois un œil particulièrement exercé, une forte concentration et des années d’expérience!

Il faut plusieurs passages de révision jusqu’à obtention de l’accord le plus parfait possible avec l’ouvrage original. C’est seulement après que peut-être donné le bon à tirer – l’imprimatur – sous l’œil vigilant du conservateur du manuscrit. Avec précaution et feuille après feuille, le tirage est réalisé sur un papier spécial sans acide et résistant au vieillissement, qui imite le parchemin non seulement à la vue mais aussi au toucher.
En raison de leurs hautes compétences professionnelles, les collaborateurs des Éditions Quaternio de Lucerne sont toujours bienvenus dans les bibliothèques, les archives et les musées, car leur présence garantit que le fac-similé sera une copie la plus fidèle possible de l’original.





Une fois l’impression terminée vient le travail du relieur. Son artisanat traditionnel ne s’est guère modifié depuis le Moyen Âge. Les feuillets massicotés au format des feuilles de l’ouvrage original sont pliés et assemblés en cahiers, le plus souvent en quaternions (groupes de quatre feuillets) qui sont ensuite cousus par le relieur, à l’aide du cousoir, pour former le corps d’ouvrage.
La tranchefile est cousue à la main avec des fils de différentes couleurs, en fonction de l’ouvrage et de la reliure prévue. Après le montage du bloc de texte dans la couverture, le passage à la presse d’estampage fera apparaître les nervures sur le dos de l’ouvrage, lors de la finition.
Les reliures du Moyen Âge ont mis en œuvre au fil des siècles toutes sortes de matériaux: cuir, velours et soie, ivoire, métaux précieux, émaux, etc. Cela représente à chaque fois un grand défi pour le relieur. Les Éditions Quaternio Lucerne mobilisent donc fréquemment d’autres artisans d’art – orfèvres, spécialistes des textiles, restaurateurs – afin de pouvoir reproduire fidèlement chaque manuscrit jusque dans le moindre détail.
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